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À la fin du XIXème siècle, le Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand se joue dans la grande salle du théâtre des Célestins à Lyon. Albert Chanay, parodiste spécialisé dans la marionnette lyonnaise, trouve cocasse d’en écrire un pastiche. Qui, mieux que Guignol, peut rendre hommage à ce personnage dont il partage la grandiloquence, l’espièglerie et l’amour de la liberté ?

Dépourvu d’appendice nasal, Cyrano-Guignol est complexé par sa laideur et désespère de pouvoir un jour séduire la belle Roxane. Celle-ci, pour son plus grand malheur, n’a d’yeux que pour le beau Christian, qui l’aime secrètement en retour. Son seul défaut, il n’a pas d’esprit, et n’est pas de belle adresse aux femmes. Il demande alors à Cyrano, fin bretteur et beau parleur, de l’aider à conquérir la belle tant convoitée, ignorant tout des sentiments de ce dernier pour elle. Inspirée par ses paroles élégantes et, bien sûr, on ne peut plus sincères, la tendre Roxane tombe dans les bras du beau Christian.

Ce spectacle reprend la trame du texte classique, avec ses morceaux de bravoure et ses alexandrins, ses envolées lyriques et sa tirade du nez… Mais on quitte ici le monde de la noblesse pour celui de Guignol, Gnafron et leurs compères, à la gouaille toute personnelle et leur habituelle bouffonnerie !