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news soul square

Prenez deux beatmakers nantais reconnus pour leur amour du sample léché et de l’arrangement pointu. Ajoutez un orfèvre du hip-hop 90’s, tout droit venu de Chicago. Secouez vigoureusement le tout et vous obtiendrez la référence hip-hop jazzy : Soul Square ! Le trio nantais prouve qu’après C2C et Hocus Pocus, il y a décidément une vibe spécifique à Nantes. Les ex-Drum Brothers sont de véritables beatmakers défenseurs d’un hip-hop « old-school » qui trouve ses références dans le mouvement originel des années 1990 (Pete Rock, Jay Dee, DJ Premier…), cette forme de rap où les parties instrumentales restent prédominantes. Partant du jazz et inspirées de la black music des seventies, les compos de Soul Square suintent un groove tenace où la musicalité reste le mot d’ordre.

 

 

news aj croce

Est-ce parce qu’il a connu de graves problèmes de vision dans sa tendre enfance qu’Adrian James Croce a très tôt développé un réel talent pianistique en s’inspirant de Ray Charles et de Stevie Wonder ? Toujours est-il que le chanteur (également guitariste) a commencé sa carrière pro dès 18 ans sur les tournées de B.B. King avant de se faire un nom, ou plutôt un prénom. Car il faut rappeler qu’A.J. Croce est le fils unique de la grande figure du blues folk américain Jim Croce, un songwriter réputé du début des seventies qui a inscrit nombreux hits dans les charts avant de disparaître à l’âge de 30 ans - comme d’autres légendes de la musique - dans un crash aérien. Un legs que son fils, en digne héritier, a su honorer de la plus belle façon, qu’il s’agisse de reprises ou de ses propres compositions. Ry Cooder et Willie Nelson figurent aussi naturellement parmi les grandes références d’A.J. Croce qui depuis 1993 a sorti une dizaine d’albums, vaste discographie régulièrement primée et couronnée de succès outre-Atlantique.

Avec sa voix qui rappelle parfois les débuts d’Elton John, son blues rock limpide et ses boogie-woogie au swing irrésistible, Croce Jr. est désormais, à 45 ans, l’un des meilleurs ambassadeurs de ces rythmes américains, représentant avec une sincère honnêteté toute une génération devenue mythique. Cette fameuse âme des seventies qu’il perpétue partout, tant aux Etats-Unis que par le monde, entouré de musiciens issus du gratin de cette époque. Un casting de rêve pour magnifier des mélodies nostalgiques, tantôt sensuelles, tantôt énergiques, indéniablement éternelles.

 

 

news melina tobiana

La bonne fée de la musique semble s'être penchée très tôt sur le berceau de la talentueuse Mélina Tobiana. Bercée depuis sa tendre enfance aux voix de Piaf et Brel, et aux trompettes de Bechet et Armstrong, l'histoire d'amour entre Mélina et la musique débute vraiment à 9 ans, âge où elle débute le piano. Douze années plus tard, elle réalise que c'est le chant qui la fait vibrer. Un besoin impérieux d'écrire et chanter pour vivre heureuse. Une monumentale découverte que cette voix, accompagnée par quatre instrumentistes au jazz galopant et au service absolu de la prometteuse (presque) trentenaire.

Cette nouvelle génération du jazz entoure cette voix définitivement soul, et Mélina Tobiana impose son style et son timbre de voix si singulier grâce à des compositions originales au confluent du jazz, du groove et de la soul. Ce quintet de jazz moderne aux inspirations très américaines s'inscrit dans la lignée des Esperanza Spalding, Gretchen Parlato ou Gregory Porter, avec néanmoins une French touch dont on raffole tout particulièrement.

 

concert orange blossom

« C'est une découverte de la planète ». Voici comment Carlos Robles Arenas, véritable colonne vertébrale d'Orange Blossom décrit la musique du combo. Né au Mexique, il a résidé à New York et à Los Angeles, a appris les percussions à Cuba, a séjourné en Côte d'Ivoire, au Maroc, en Égypte et en Jordanie avant de poser son baluchon à Nantes, où cet enfant de la salsa et de Joy Division se lie avec le violoniste PJ Chabot, qui suivait son bonhomme de chemin sinueux, entre classique et punk rock.

En se référant à la paire qui pilote le groupe anglais Archive, Carlos Robles Arenas et PJ Chabot seraient un peu les Danny Griffiths et Darius Keeler des bords de Loire : d'aimables pirates insensibles au qu'en-dira-t-on, copropriétaires d'un esquif capable de défier les vagues avec, à bord, un turnover de matafs prêts à descendre à la prochaine escale. Emporté par la houle, l'équipage anglais cuisine dans ses soutes un bortsch à base de trip-hop, ambient et rock progressif, tandis que la bordée tricolore tricote un mix d'afro fusion et d'électro rock généreusement saupoudré d'épices orientales.

Vingt ans, déjà, que les Nantais sillonnent les routes du monde entier, avec pour seuls bagages leurs instruments et leurs passions, leurs envies. Vingt ans qu'ils composent au gré de leurs rencontres, de leurs coups de cœur, vingt ans qu'ils prennent leur temps dans un siècle où le temps ne représente plus qu'un fil ténu, presque une incongruité ; vingt ans qu'ils enregistrent des musiques qui s'inscrivent dans le temps, celui de la mémoire des peuples, des chants séculaires.

Enregistré entre la France et la Jordanie en compagnie de la jeune chanteuse cairote Hend Ahmed Hassan, leur nouvel opus Under the shape of violets se présente comme une synthèse de leurs explorations ethno-electro-trado-dub ; un nouveau pont jeté entre l'Orient et l'Occident, une nouvelle invitation au voyage.