News

concert moovies

À chaque projet, Médéric Collignon se renouvelle avec talent. Avec MoOvies, l'ancien membre de l'ONJ (Orchestre national de jazz), du MegaOctet d'Andy Emler ou de l'ensemble Septik a mis son éternelle énergie et son imagination déchaînée au service de ce nouveau projet qu'il qualifie lui même comme « une odyssée où l'image s'écoute et la musique est image ». Il va chercher son inspiration du côté des musiques de films américains comme Dirty Harry (Clint Eastwood), Bullit (Steve Mc Queen) ou Brubaker (Robert Redford) et autres thrillers, écrites par Quincy Jones, Lalo Schifrin ou David Shire… Au sommet de son art, avec son quartet Jus de Bocse augmenté de l’Ensemble de Trompettes de Paris (Eutépé), le cornettiste-chanteur projette en cinémascope son jazz orchestral et funky, fourmillant d’idées, de trouvailles et de surprises ! Le récit est parfaitement maîtrisé, les silences et les ballades répondent aux furies swing et groove nous laissant haletant après une telle explosion des sens. Bon film !

 

concert buttering

Et si Tel-Aviv était devenue le nouvelle parabole de la beat music, comme Bristol au milieu des 9O’s ? Les producteurs, musiciens et chanteurs qui forment ce trio sont en tous les cas devenus incontournables dans cette cité, cette « bulle » où tout semble possible. Ils incarnent tout de cette jeunesse néo-hippie, libérée des frontières, des interdits, qui se prête volontiers à de nouvelles expériences aussi bien culturelles qu’extra-sensorielles. Ces nappes de soul et pop, de sonorités électroniques et rythmes jazzy qui s’entrelacent avec une certaine mélancolie, définissent sobrement les productions de Buttering Trio. Un mélange qui n’est pas sans évoquer les errances magnétiques du trip-hop de Massive Attack ou Morcheeba. Les trois membres du groupe possèdent une parfaite alchimie lorsqu’il s’agit de combiner les atmosphères célestes, les explorations musicales venues du monde entier et les rythmes proches du broken beat pour en faire un son unique et chaleureux.

 

concert jeffscroggins

Jeff Scroggins & Colorado, c’est une explosion bluegrass, à l’énergie aussi haute que les montagnes dont ils viennent ! Basés à la frontière ouest de l’État du Colorado, leur son distinctif relève d’influences variées qui marient les seconde et troisième génération du bluegrass. La fougue de Jeff sur son banjo et ses plans rapides comme l’éclair lui valent de nombreux fans à travers le monde, et ont laissé beaucoup de ses auditeurs complétement stupéfaits ! Son style s’inspire tout particulièrement d’Alan Munde, Don Reno, Jimmy Page et Eric Clapton. Aux côtés de Jeff, on trouve le mandoliniste plusieurs fois récompensé Tristan Scroggins, brillant auteur-compositeur de 21 ans, qui n’est autre que son fils. Les instrumentations de Jeff et Tristan jouent un large rôle dans le son unique du groupe.

La bande s’articule aussi autour de la puissante voix du front man Greg Blake. Ce dernier a été nommé à deux reprises au SPBGMA dans la catégorie « Chanteur masculin traditionnel de l’année », et son phénoménal jeu de guitare bluegrass lui a valu d’être nommé 9 fois dont 5 fois consécutives où il fut lauréat du prix SPBGMA « Guitariste de l’année » ! Le chanteur originaire de Virginie a développé un son intense ancré dans un héritage country, bluegrass et gospel. À leurs côtés, Ellie Hakanson les rejoint aux chœurs et au violon ; elle a su se faire connaître grâce à sa victoire aux Rocky Grass Fiddle et Arizona State Fidle Championships 2016.

 

concert mcallahan

Le nouvel album du Texan M Callahan ne pouvait pas tomber à un meilleur moment. Alors que la nouvelle génération recherche l’authenticité, la musique country américaine est plus que jamais nécessaire pour nous rappeler à la jeunesse outre-Atlantique son identité propre. Elevé dans une famille d’ouvriers et de militaires, M Callahan a grandi dans le respect des valeurs communes et dans l’éthique du travail bien fait. Son premier album Trailer Park Paradise, acclamé par la critique lors de sa sortie en novembre 2013 et l’opus suivant Chicken on a Chain (février 2014) parlait de ces valeurs ; en ont résulté deux titres n°1 des charts européens « Hot Disc Country » et la récompense d’Artiste Country de l’année en 2015 (par les Chaînes de musique indépendante). Le nouvel album de M Callahan, Working Man (2017) nous plonge encore plus profondément au cœur de ce discret artisan. Ses nouvelles chansons sont conduites par sa riche voix de ténor mêlée au travail de la guitare, ainsi qu’à de belles et minimalistes paroles.

Enregistré en seulement 2 jours à Nashville, Working Man a été produit par le plusieurs fois récompensé Michael Hunter Ochs (Eric Heatherly, Josh Groban) et le producteur acclamé Matt Rollings (Keith Urban, Willie Nelson). En album de pure country, Working Man navigue entre les problèmes de classe (Johnny Cash and Jesus Christ, Chicken Feed and Barbed Wire) et des récits plus personnels sur la vie, l’amour, et les leçons retenues (A Smile Won’t Hide The Pain, Real Love Isn’t Blind). Alors que ces chansons sont particulièrement ciselées, l’album transmet chaque message de manière simple et belle. M Callahan chante de sa voix de crooner sur un pied d’égalité avec quiconque s’est amouraché de la chanson A Smile Won’t Hide The Pain, tandis que Tell Me présente des strates de subtiles harmonies et de guitare atmosphérique qui bercent de main de maître les textes. La chanson titre Working Man vous fait plonger dans un album photo mental de souvenirs de famille que l’on croyait perdus à chaque vers. Tous ces moments se rejoignent en un homme qui n’est pas seulement un artiste, mais aussi un artisan qui transmet des leçons, apprises et vécues.